Etude l’IFOP sur les résidences secondaires

Une étude IFOP réalisée pour la Fnaim souligne que la plupart des propriétaires de résidence secondaire n'accueillent pas de locataires, ponctuellement ou sur de plus longues durées. De l'autre côté, ceux qui les mettent en location le font principalement pour couvrir leurs charges.   Ainsi, 60 %  des propriétaires d'une ou plusieurs résidences secondaires ne les mettent jamais en location, principalement parce qu'ils souhaitent en être les utilisateurs exclusifs et ont peur des détériorations.

 

Les durées de mise en location varient. Ils sont quasiment autant à déclarer la louer régulièrement, soit 10 semaines ou plus par an (22 % des réponses), qu'occasionnellement, moins de 10 semaines par an (18 %). En moyenne, le propriétaire d'une résidence secondaire la loue 21 semaines par an. Concernant les périodes de location, un quart la louent uniquement lors des vacances scolaires et les deux-tiers le font tout au long de l'année.

 

L’étude souligne qu’internet est l'outil de prédilection de la mise en location des résidences secondaires. Selon l’étude de la Fnaim, LeBonCoin (35 %) serait la plateforme privilégiée par les propriétaires, devant Abritel (12 %) et Airbnb (12 %).  

 

Par ailleurs, presque la moitié des propriétaires expliquent ne pas louer davantage leur résidence secondaire car ils souhaitent utiliser cette option uniquement pour couvrir leurs charges (47 %). 17 % utilisent aussi ces rentrées d'argent pour rembourser leur emprunt immobilier ou les dédient aux vacances. 

 

Enfin, concernant les revenus, entre 2500 et 5000 euros annuels, c'est ce que touchent 34 % des propriétaires français louant chaque année leur maison de vacances. 28 % en tirent moins de 2 500 euros, tandis que 21 % touchent entre 5 000 et 10 000 euros.

 

Télécharger le rapport

Sondage sur la location de courte durée à Paris

Airbnb publie aujourd’hui les résultats d’un sondage sur la location meublée de courte durée auprès des parisiens. Les résultats du sondage démontrent que :

  • 71% des Parisiens pensent que la location de courte durée est bénéfique aux Parisiens, à qui elle apporte un complément de revenus.
  • Près de deux fois plus de Parisiens sont en faveur d’une limite automatique de la durée d’hébergement par les plateformes que ceux qui soutiennent un enregistrement auprès de la Mairie.
  • 71% des Parisiens pensent qu’un système d’enregistrement est trop complexe et qu’il sera difficile pour les particuliers de s’y conformer.

Airbnb a proposé le mois dernier de mettre en place des limites automatisées. Ces limites automatisées – semblables aux initiatives récemment mises en place à Londres et à Amsterdam – permettraient « d’assurer que les logements entiers proposés sur Airbnb à Paris ne sont pas loués plus de 120 nuits par an », sauf si les hôtes ont la permission requise pour le faire. Cette solution serait sera « moins coûteuse, plus simple et plus efficace » que le système d’enregistrement à l’étude par la Mairie.  Le numéro d’enregistrement serait un « système complexe potentiellement coûteux pour le contribuable ».

Rapport de l’Institut Montaigne sur le tourisme en France

Deux ans après son premier rapport consacré au développement du tourisme en France, l’Institut Montaigne publie une étude intitulée « Tourisme en France : cliquez ici pour rafraîchir », par laquelle il invite l’industrie touristique à réaliser sa révolution digitale.

 

En réaction aux bouleversements engendrés par les attentats de 2015 et 2016 ainsi que par la transformation des usages, l’Institut avance que le secteur touristique français doit miser sur le numérique pour se redresser : « Usages numériques, économie du partage et pratiques collaboratives sont d’importants leviers de promotion et de renouvellement de notre offre touristique. Ils permettent d’optimiser l’efficacité des moyens que nous allouons à notre promotion. » Le rapport rappelle que « l’économie numérique et plus spécifiquement l’économie de partage permet d’ouvrir des capacités supplémentaires dans des zones tendues et des territoires sous-exploités ». Les auteurs du rapport estiment à  20 000 chambres le déficit de logements touristiques à Paris. En outre, « des pans entiers de nos territoires ne sont pas suffisamment exploités ». L’ouverture de capacités d’hébergement chez l’habitant sur ces territoires est une « vraie solution » à une meilleure valorisation touristique de certains territoires et à une meilleure répartition de nos flux touristiques, aujourd’hui concentrés à 60 % sur quatre régions. Pour y parvenir, l’étude énonce 10 propositions articulées autour de 4 axes :

 

  • Refondre notre système statistique de mesure du tourisme pour le mettre en conformité avec les nouveaux usages numériques et le rendre disponible et lisible pour l’ensemble des acteurs
  • Restaurer la compétitivité internationale des acteurs du tourisme en France en veillant à la simplicité et à l’utilité de toute réglementation future et en l’évaluant à l’aune de la valeur ajoutée touristique
  • Aligner les stratégies marketing des entreprises du tourisme avec la stratégie de promotion nationale définie par Atout France
  • Créer des synergies fortes entre le secteur du tourisme et le dynamisme du secteur numérique en France

    Parmi les 10 propositions mises en avant, la proposition 5 incite les pouvoirs publics à « veiller à ce que toute règlementation nouvelle préserve et garantisse la simplicité d’usages de l’hébergement entre particuliers ».


    « Le numérique permet de proposer des parcours personnalisés et cohérents à chaque profil de touristes tout en développant davantage de valeur par visiteur », conclut l’Institut Montaigne.

    Télécharger le rapport