Billet d’humeur du SPLM et interpellation des candidats aux législatives.

Le SPLM (Syndicat des Professionnels de la Location Meublée) est la première instance Nationale représentative des professionnels de la location meublée. L’activité de ces professionnels se situe au carrefour de l’économie, du logement et du tourisme.

LES INCOHERENCES, POUR NE PAS DIRE LES ABSURDITES DE LA LEGISLATION ACTUELLE ET DE SA MISE EN ŒUVRE A PARIS, CONDAMNENT NOS ADHERENTS A TRES COURT TERME :

-         A Paris 2 500 emplois directs et induits sont menacés (personnel de ménage en CDI entre autres). Certaines agences sont déjà engagées dans un processus de fermeture.

-         Les entreprises du SPLM sont immatriculées en France, elles paient leur taxe de séjour, TVA, URSSAF en France et les emplois sont non dé-localisables.

-         Il n’y a pas de concurrence significative entre notre activité et celle des hôteliers. Les hôteliers ont principalement souffert de l’activité des plateformes : les particuliers louent 1 jour à 3 jours les week-ends. Nos membres travaillent sur un segment de marché différent de celui des hôtels avec des locations de 5 jours à 1 an.

-         Absurdité finale : la législation actuelle laisse les résidences secondaires vides (10 000 à Paris).

L’offre de meublé répond à un réel besoin de marché, croissant, reconnu par l’Inspection Générale des Finances dans un rapport publié cette année (« Évaluation de politique publique - Le logement locatif meublé ») :
Mobilité professionnelle (mission de consulting temporaire, congrès, salons...)
Séjour touristique (tourisme d’affaires, séjours de moyenne durée)
Hébergement post-hospitalisation,
Situations de transition familiale.
La location meublée, même de courte durée, n’est pas nécessairement défavorable au logement. Il est nécessaire de : Éviter une logique d’investisseurs institutionnels puissants qui transforment des logements en locaux commerciaux.
Gérer de façon rationnelle la possibilité de louer en meublé : faire la différence entre un propriétaire qui loue 5 logements et un primo accédant qui a acheté un bien à louer tout en continuant à louer sa résidence principale. Il y a des moyens simples.
Ne pas laisser les résidences secondaires vides quand le tourisme est une des forces de la France.

Actuellement, une grande partie des appartements évolue vers un marché parallèle, ni contrôlé ni régulé, et dont les transactions seront probablement difficiles à suivre, sans pour autant changer la situation du marché de la location saisonnière.

Les professionnels de la location meublée interagissent quotidiennement avec les propriétaires, les syndics et les copropriétaires des immeubles des appartements qu’ils gèrent. Nous avons des règles, une charte de qualité, une éthique, et nos salariés sont formés spécifiquement pour ce métier, qu’ils aiment et qu’ils souhaitent pouvoir continuer à exercer.

Les propositions du SPLM prennent en compte la problématique cruciale du logement à Paris, celle des hôteliers, tout comme celle des soucis de voisinage. Les membres du SPLM ont toujours été favorables à la régulation du secteur, pour autant que celle-ci soit équilibrée et cohérente. Les propositions du SPLM pourraient satisfaire la majorité des acteurs de ce marché à la dynamique complexe.

Le SPLM a des propositions constructives :
L’autorisation de location des résidences secondaires.
L’autorisation personnelle temporaire de location