Sondage sur la location de courte durée à Paris

Airbnb publie aujourd’hui les résultats d’un sondage sur la location meublée de courte durée auprès des parisiens. Les résultats du sondage démontrent que :

  • 71% des Parisiens pensent que la location de courte durée est bénéfique aux Parisiens, à qui elle apporte un complément de revenus.
  • Près de deux fois plus de Parisiens sont en faveur d’une limite automatique de la durée d’hébergement par les plateformes que ceux qui soutiennent un enregistrement auprès de la Mairie.
  • 71% des Parisiens pensent qu’un système d’enregistrement est trop complexe et qu’il sera difficile pour les particuliers de s’y conformer.

Airbnb a proposé le mois dernier de mettre en place des limites automatisées. Ces limites automatisées – semblables aux initiatives récemment mises en place à Londres et à Amsterdam – permettraient « d’assurer que les logements entiers proposés sur Airbnb à Paris ne sont pas loués plus de 120 nuits par an », sauf si les hôtes ont la permission requise pour le faire. Cette solution serait sera « moins coûteuse, plus simple et plus efficace » que le système d’enregistrement à l’étude par la Mairie.  Le numéro d’enregistrement serait un « système complexe potentiellement coûteux pour le contribuable ».

Rapport de l’Institut Montaigne sur le tourisme en France

Deux ans après son premier rapport consacré au développement du tourisme en France, l’Institut Montaigne publie une étude intitulée « Tourisme en France : cliquez ici pour rafraîchir », par laquelle il invite l’industrie touristique à réaliser sa révolution digitale.

 

En réaction aux bouleversements engendrés par les attentats de 2015 et 2016 ainsi que par la transformation des usages, l’Institut avance que le secteur touristique français doit miser sur le numérique pour se redresser : « Usages numériques, économie du partage et pratiques collaboratives sont d’importants leviers de promotion et de renouvellement de notre offre touristique. Ils permettent d’optimiser l’efficacité des moyens que nous allouons à notre promotion. » Le rapport rappelle que « l’économie numérique et plus spécifiquement l’économie de partage permet d’ouvrir des capacités supplémentaires dans des zones tendues et des territoires sous-exploités ». Les auteurs du rapport estiment à  20 000 chambres le déficit de logements touristiques à Paris. En outre, « des pans entiers de nos territoires ne sont pas suffisamment exploités ». L’ouverture de capacités d’hébergement chez l’habitant sur ces territoires est une « vraie solution » à une meilleure valorisation touristique de certains territoires et à une meilleure répartition de nos flux touristiques, aujourd’hui concentrés à 60 % sur quatre régions. Pour y parvenir, l’étude énonce 10 propositions articulées autour de 4 axes :

 

  • Refondre notre système statistique de mesure du tourisme pour le mettre en conformité avec les nouveaux usages numériques et le rendre disponible et lisible pour l’ensemble des acteurs
  • Restaurer la compétitivité internationale des acteurs du tourisme en France en veillant à la simplicité et à l’utilité de toute réglementation future et en l’évaluant à l’aune de la valeur ajoutée touristique
  • Aligner les stratégies marketing des entreprises du tourisme avec la stratégie de promotion nationale définie par Atout France
  • Créer des synergies fortes entre le secteur du tourisme et le dynamisme du secteur numérique en France

    Parmi les 10 propositions mises en avant, la proposition 5 incite les pouvoirs publics à « veiller à ce que toute règlementation nouvelle préserve et garantisse la simplicité d’usages de l’hébergement entre particuliers ».


    « Le numérique permet de proposer des parcours personnalisés et cohérents à chaque profil de touristes tout en développant davantage de valeur par visiteur », conclut l’Institut Montaigne.

    Télécharger le rapport

Pourquoi la mairie de Paris ne voit que ce qui l’arrange en accusant Airbnb de provoquer la baisse de la population de la capitale

Interview de Laurent Chalard, géographe-consultant, membre du think tank European Centre for International Affairs.
La nouvelle méthode de recensement a tendance à exagérer les variations à la hausse et à la baisse de la population d’une commune, ce qui pourrait bien être le cas à Paris.

 

Atlantico : Suite à la publication des chiffres de la population parisienne, affichant une baisse de 13 660 habitants entre 2009 et 2014, la Mairie de Paris a pu réagir en pointant du doigt un effet qui serait la conséquence de la présence massive de résidences secondaires vouées à la location de type Airbnb. Le diagnostic formulé par la Mairie de Paris est-il pertinent en ce sens ?

 

Laurent Chalard : Au premier abord, si l’on regarde les données récentes d’évolution des logements dans la commune de Paris selon les enquêtes de recensement de l’Insee, on constate effectivement une hausse du nombre et du pourcentage de résidences secondaires dans l’ensemble des logements de la capitale ces dernières années. Les résidences secondaires sont passées de 6,5 % des logements en 2009 à 7,4 % en 2013 (le chiffre de 2014 n’est pas encore disponible) soit une hausse sensible, qui peut être à l’origine de la décrue démographique parisienne, puisque cela fait potentiellement 25 300 habitants en moins. Cependant, il faut faire très attention à l’interprétation de cette évolution car avec la nouvelle méthode de recensement, qui repose sur un sondage annuel portant sur 8 % des logements, il n’est pas évident de distinguer clairement les résidences secondaires des logements vacants. En conséquence, il est plus pertinent d’analyser l’évolution du pourcentage des résidences principales, c’est-à-dire des logements effectivement occupés en permanence au moment du recensement. Or, on constate qu’après avoir augmenté entre 1999 et 2011, le nombre et le pourcentage de résidences principales diminue sensiblement depuis, évolution corrélée à la hausse des logements vacants sur la même période, la progression des résidences secondaires étant beaucoup plus ancienne. En conséquence, les résidences secondaires de type Airbnb ne peuvent être le facteur principal de cette baisse de la population, d’autant que le phénomène de type Airbnb est extrêmement récent et que, selon l’Insee, les quartiers touchés par le phénomène ne sont pas particulièrement concernés par la décrue démographique. L’argument de la municipalité, légitime, n’est donc pas pleinement satisfaisant.

 

Quelles pourraient être les "autres" causes de ce phénomène qui touche la capitale ? La Mairie de Paris n'est-elle pas également victime de sa propre politique ?

 

En fait, comme les données du recensement rénové ne sont pas très fiables, étant donné la méthode de sondage, il est difficile de déterminer les facteurs explicatifs de la diminution de la population parisienne sans la réalisation d’une étude plus approfondie, permettant de comparer les données de l’Insee avec des données d’autres sources. A première vue, nous pouvons émettre deux hypothèses.

 

La première hypothèse est que cette évolution démographique est "fictive", c’est-à-dire qu’elle est la conséquence de la marge d’erreur du recensement rénové. En effet, cette dernière, de l’ordre d’au moins 1 % de la population totale, est supérieure à la marge de variation annuelle de la population de la commune de Paris, qui est très faible, largement inférieure à 1 % par an. Il s’ensuit que la nouvelle méthode de recensement a tendance à exagérer les variations à la hausse et à la baisse de la population d’une commune, ce qui pourrait bien être le cas à Paris, puisque la croissance affichée par l’Insee entre 2006 et 2011 a probablement été plus importante que la réalité. En conséquence, la population parisienne a probablement été surestimée en 2011, d’où une variation à la baisse depuis, le chiffre de 2014 étant plus proche de la réalité.

 

La seconde hypothèse est que la diminution de la population parisienne est effectivement réelle, produit d'un rythme de construction insuffisant par rapport aux destructions, conduisant à une croissance du nombre de logements pas assez importante pour permettre à la population d’augmenter dans un contexte de vacance en légère hausse, la municipalité n’arrivant plus à la réduire. En effet, alors qu’en 2008 et 2009, le nombre de logements à Paris avait progressé d’environ 8000 unités, en 2011 et 2012, la hausse n’était que de seulement environ 1 000 unités, soit bien peu par rapport aux autres grandes villes françaises !

 

Plus largement, la structure de la commune de Paris permet-elle réellement un accroissement de la population ?

 

Quoi qu’il en soit de la réalité ou non de la baisse de la population de la commune de Paris, il n’en demeure pas moins que la municipalité doit se poser la question de la pertinence de la poursuite de la croissance démographique dans un espace déjà entièrement urbanisé. Est-ce que la population de Paris a vocation à croître éternellement ? En effet, il existe une contradiction majeure dans le discours de la municipalité d’Anne Hidalgo, entre, d'un côté, la promotion de la "ville écologique", et donc malthusienne, qui devrait conduire les édiles municipaux à juger la baisse de la population comme une bonne chose, permettant d’améliorer le cadre de vie des parisiens qui vivent déjà dans une des villes les plus densément peuplées du monde développé, et, d'un autre côté, la promotion de Paris 'ville globale', s’inscrivant dans une logique néolibérale, qui cherche la croissance à tout prix ! La réaction de la municipalité parisienne laisse penser que la seconde lecture l’emporte. Or, dans ce cadre, à défaut d’extension des limites communales parisiennes ou de l’urbanisation des bois de Boulogne et de Vincennes, ce que personne de sensé n’oserait proposer, la seule possibilité de pérenniser la croissance démographique de Paris serait de construire massivement en hauteur, au risque que la ville y perde son âme, en gardant en tête que les Français ne plébiscitent pas les tours de logements, surtout si c’est du logement social !

 

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Communiqué de presse du Syndicat des Professionnels de la Location Meublée

A la veille de la tenue du Conseil Stratégique de l’Attractivité que réunira le Président de la République le vendredi 18 novembre, le Syndicat des professionnels de la location meublée (SPLM) en appelle à une clarification du régime de la location meublée 

 

Les évolutions législatives de ces derniers mois, notamment la création d’un « numéro d’enregistrement » en application de la loi numérique et l’article 10 du projet de loi de financement sur la sécurité sociale (« PLFSS 2017 ») prévoyant que la location régulière de meublés, via des plateformes collaboratives, doit être regardée comme une activité professionnelle conduisant à l’affiliation au Régime Social des Indépendants (RSI) rappelle la nécessité d’établir un régime juridique applicable aux locations meublées.

 

La question est directement posée au Président de la République à l’occasion de la réunion le 18 novembre du Conseil stratégique de l’attractivité tant il est vrai que les ambitions d’accueil « post Brexit » butent sur les capacités d’accueil, alors même que les dernières dispositions législatives donnent un signal inverse.

 

La proposition du PLFSS : une mesure inadaptée

 

L’assujettissement au RSI des revenus tirés des activités transitant par les plateformes, pourrait avoir des effets dommageables pour la location meublée. Selon les professionnels du secteur, 8 000 à 10 000 appartements sont concernés, principalement à Paris ainsi que dans les grandes métropoles régionales.

 

Une mesure mal calibrée. En raison du seuil de 23 000 euros qui semble être retenu (seuil proposé par l’Assemblée, le Sénat proposant un seuil de 15 691 euros), la quasi-totalité des locations meublées offertes sur les plateformes seront exemptées de tout assujettissement !

 

A l’inverse, cette mesure aura des conséquences pour les propriétaires d’appartements meublés destinés, pour l’essentiel, à satisfaire des besoins spécifiques, ceux de salariés, de fonctionnaires, de diplomates (..) en mission (mission de formation et de conseil de quelques mois, relocalisation d’activités post-Brexit), du tourisme d’affaire, tourisme de plusieurs semaines à plusieurs mois, séjours familiaux, patients en convalescence, de familles en situation de transition (séparations brutales) ou effectuant des travaux, etc. Plus d’un tiers des appartements loués génèrent des revenus supérieurs à 23 000 euros annuels, estime le syndicat des professionnels de la location meublée.

Une mesure contreproductive. Selon le Président du SPLM : « la taxation envisagée ne manquera pas de réduire significativement l’offre locative, pénalisant à la fois les futurs locataires et les propriétaires si les biens sont retirés du marché. Les besoins locatifs ne seront plus satisfaits et le RSI n’aura engrangé aucune recette ».

 

Une mesure incohérente. Que dire par ailleurs de cette obligation d’affiliation au RSI qui est impossible pour de nombreuses catégories de propriétaires comme les retraités, les fonctionnaires ou encore certaines professions libérales réglementées ? Les propriétaires fonciers sont d’ores et déjà taxés au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) lorsqu’il s’agit de locations meublées.

 

La nécessité d’un engagement des pouvoirs publics à l’heure où la France a besoin de renforcer son attractivité .

 

La France doit être capable de faire valoir ses atouts sur le plan international (pour redynamiser le tourisme en difficulté, pour bénéficier des retombées du Brexit, etc.). La mise à disposition de solutions de logement temporaires (« meublés ») est par exemple une nécessité pour toute entreprise qui souhaite investir en France, développer ses échanges de cadres, les former, etc. La période est propice à ouvrir une réflexion sur le régime de la location meublée qui accompagne notamment les besoins professionnels des entreprises, « nous avons un besoin impérieux de clarifier le régime de la location meublée. » estime le Président du SPLM.

 

La situation française est paradoxale : les propriétaires peuvent louer leur résidence principale à concurrence de 120 jours par an (a priori occupée par définition) mais ne peuvent que très difficilement louer leur résidence secondaire (inoccupée par nature une partie de l’année).

 

Selon le SPLM : « il convient de définir la notion de courte durée pour les locations de meublés résidence secondaire (« pied-à-terre ») avec la mise en place d’un « bail mobilité », spécifique aux locations de durée intermédiaire ».

 

Le SPLM appelle de ses vœux une prise de conscience et des engagements de la part du gouvernement en faveur de l’attractivité du territoire, laquelle passe par le développement d’une offre d’hébergement adaptée.

 

Sur le SPLM : Créé en 2005 pour répondre aux problématiques d’un métier en pleine évolution (mobilité des populations, internationalisation de l’économie, nouvelles pratiques issues du développement d’internet, …), le SPLM regroupe les représentants des professionnels de la location meublée, soit une cinquantaine d’entreprises réparties sur le territoire français. Il est présidé depuis 2016 par Claude Chopard Lallier, Président de Home Rental Service.

 

Contact presse :

Ludivine Paoli

01 42 27 53 37

L’Association européenne des locations de vacances dépose une plainte auprès de la Commission Européenne pour dénoncer la réglementation excessive qui freine le secteur de la location à court terme

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Aujourd’hui, de plus en plus de propriétaires souhaitent mettre leurs appartements en location pour de courtes périodes. Cependant, la réglementation actuelle n’est pas adaptée à ce type de location et les obligations imposées sur les propriétaires sont souvent très strictes et variables au sein des pays européens. L’Association européenne des locations de vacances vient de déposer plainte auprès de la commission Européenne car elle estime que cette réglementation freine non seulement le secteur de la location à court terme, mais qu’elle risque de nuire à l’essor de l’économie collaborative en Europe dans les mois à venir.



Bruxelles, le 22 septembre 2016: Au regard de la plainte déposée par le secteur de la location à court terme auprès de la Commission européenne, certaines destinations d’Europe parmi les plus prisées, empêchent des propriétaires privés de louer leurs chambres aux touristes, car ils sont soumis à des règles trop strictes, le plus souvent contradictoires parmi lesquelles le nombre de cintres dans l’armoire, la quantité de verres et de serviettes dans la salle de bains ou encore la luminosité des ampoules.

La plainte qui concerne des destinations phares comme Paris, Berlin, Barcelone ou Bruxelles, a été déposée par l’organisme professionnel du secteur – l’Association européenne des locations de vacances. Cette association représente les propriétaires privés, locataires, gestionnaires, ainsi que les plateformes de location à court terme en ligne. Cet organisme estime que la règlementation est non seulement excessive dans ces villes mais aussi incohérente avec le droit de l’UE. En outre, d’autres destinations européennes imposent également des obligations disproportionnées aux habitants qui souhaitent simplement mettre leurs chambres en location. La plainte fait suite à plusieurs mois d’échanges et de dialogues entre la Commission européenne et l’AELV.

L’AELV alerte sur le fait que ces restrictions risquent de freiner la location à court terme dans ces villes d’Europe dans la mesure où elles imposent également des obligations drastiques voire injustifiées auprès des plateformes de location en ligne qui connectent les hôtes aux locataires. «Cette industrie est la première à vouloir un encadrement raisonnable pour le secteur de la location à court terme et pour l’économie collaborative. Cette dernière risque d’être impactée par un amalgame de règles excessives et contradictoires. Alors que certaines règlementations pourraient être légitimes et pertinentes pour les grands hôtels, elles sont totalement inadaptées aux propriétaires qui mettent leur chambre d’amis en location pendant quelques jours», indique le secrétaire général d’EHHA, Carlos Villaro Lassen. « Les restrictions empiètent sur les libertés fondamentales de l’UE à fournir des services à travers de l’Europe, c’est pourquoi nous avons décidé d’agir en déposant cette plainte », ajoute-t-il.

A Barcelone, la réglementation touristique, visant l’activité professionnelle a été étendue à l’économie collaborative sans aucune modification. A titre d’exemple une famille souhaitant mettre son appartement en location devra respecter une liste d’exigences en termes de qualité et d’aspects techniques. De plus, il est interdit de mettre une seule chambre en location. Les petites infractions, comme l’absence de formulaire de réclamation pour le consommateur, pourraient entraîner des amendes de 3 000€. Les infractions graves pourraient conduire à des amendes pouvant aller jusqu’à 600 000€.

Alors qu’à Barcelone les locataires peuvent louer l’intégralité de leurs appartements, la législation diffère complètement à Berlin. Un Berlinois qui souhaite mettre plus de 50% de son appartement en location doit obtenir une dérogation spéciale. Cette autorisation n’est accordée seulement que si l’on arrive à prouver que l’on ne dispose d’aucune autre source de revenus pour vivre ou si le propriétaire s’acquitte d’une redevance de 5 € par mètre carré de l’appartement. Le non-respect de l’autorisation pourrait entraîner des amendes allant jusqu’à 100 000€.

Les résidents bruxellois louant leur chambre d’amis sont eux aussi soumis à d’importantes contraintes administratives – comme s’ils dirigeaient un grand hôtel. Ils doivent mettre à disposition de leurs hôtes une armoire avec un minimum de deux cintres par client, la luminosité de la chambre doit être réglée à 100 lux, une lumière de lavabo à 200 lux dans la salle de bain, un verre et une serviette par client font également partie des prérequis. En cas de non-respects de ces normes, les amendes pourront aller de 250€ à 25 000€. A Paris, les propriétaires qui souhaitent mettre leur « pied à terre » en location sont soumis à « une mesure compensatoire ». Onéreuse et contraignante, elle oblige la transformation de l’immobilier commercial en immobilier résidentiel de qualité équivalente et deux fois la taille de celui en location. En réalité, il s’agit d’une interdiction de louer sa résidence secondaire.

Les plateformes en ligne, comme Airbnb, Tripadvisor et Expedia sont elles aussi soumises à une multitude de règles draconiennes, ainsi qu’à de lourdes sanctions en cas de non-respect, allant à l’encontre de la directive de l’UE sur le commerce électronique. Le secteur de la location à court terme propose plus de choix aux touristes avec des prix plus compétitifs et l’opportunité de découvrir un pays ou une ville de façon plus conviviale et originale. Il offre des avantages significatifs aux propriétaires et aux locataires, comme une meilleure gestion de leurs dépenses et la possibilité de se mettre au statut d’auto entrepreneur. Ce marché de la location à court terme profite aussi bien aux habitants qu’aux touristes, ce qui stimule ainsi l’attractivité en termes d’investissement, de tourisme et d’emplois des villes.

Selon une étude PhoCusWright, 45 millions d’adultes européens ont séjourné dans une location à court terme lors des deux dernières années. On note un chiffre d’affaires de 80 milliards d’euros pour ce secteur. En Europe, les propriétaires privés, les responsables d’entreprises de locations, les plateformes et autres sites immobiliers fournissent 20 millions de lits aux touristes – deux fois plus que le nombre d’hébergements traditionnels dans les hôtels. Le secteur de la location à court terme est considéré également comme une composante clé du projet de la Commission : la création du marché digital unique. Cependant, les restrictions locales contraignantes nuisent à la compétitivité des destinations européennes touristiques et en particulier, leurs capacités d’attirer des nouveaux voyageurs qui cherchent une location à court terme.

Selon les directives de la Commission européenne sur l’économie collaborative, publiés en juin dernier : « les lois appliquées à l’économie collaborative devraient être justifiées et adaptées. Le but étant de réduire la lourdeur règlementaire imposée sur les opérateurs. » Ces directives stipulent également qu’une approche « fragmentée de l’économie collaborative crée de l’incertitude pour les opérateurs traditionnels, les fournisseurs de nouveaux services, ainsi que les consommateurs et qu’elle pourrait ralentir l’innovation, la création d’emplois et la croissance.

La plainte de l’AELV souligne également que des Etats membres n’ont pas informé la Commission européenne de la régulation excessive imposée par les autorités locales avant la mise en application de ces dernières comme cela leur est imposé. Suite à cette plainte, l’AELV surveillera de près les prochaines réglementations liées à de l’économie collaborative. Villaro Lassen conclut: « L’UE doit mettre fin à la mise en place de ces règles contraignantes et à la lourdeur administrative. Ces dernières freinent un secteur dynamique et en plein essor de l’économie européenne. Les régulations existantes menacent les intérêts des consommateurs, des propriétaires, des locataires et du secteur de tourisme au sens plus large. Ils sont également contraires au droit de l’UE et au but de la Commission de créer un marché digital unique »



CONTACT
Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Carlos Villaro Lassen
Secrétaire Général de l'EHHA
Tel: + 45 3110 1090
Email: info@ehha.eu

A propos de L’Association européenne des locations de vacances (http://ehha.eu) Fondée en 2013, l’Association européenne des locations de vacances soutient le secteur de la location à court terme. Les membres de l’AELV sont des associations de propriétaires privés, de responsables et des plateformes en ligne. Ses membres sont présents dans tous les pays européens. Le but de l’association est la gestion de la location à court terme de maisons privés et d’appartements.



L’économie collaborative
L’économie collaborative fait référence aux systèmes qui permettent l’accès aux biens, services, informations et expertises sans en avoir la propriété. Ces systèmes peuvent prendre plusieurs formes mais ils exploitent tous l’outil informatique et les communautés peer-to-peer. L’an dernier, la Commission européenne a lancé une consultation publique sur l’économie collaborative, examinant le rôle économique de plateformes en ligne (moteur de recherches, réseaux sociaux, sites de partage de vidéo, app stores). L’UE reconnait le potentiel de l’économie collaborative en termes d’innovation, de croissance et d’emplois.

 

Recherche Chargé(e) de clientèle Assurance Département Immeubles

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[Société]CABINET ALBINET[/Société]

[Date de parution]23/08/2016[/Date de parution]

[Date d'embauche]Immédiat[/Date d'embauche]

[Poste]Chargé(e) de clientèle Assurance Département Immeubles[/Poste]

[Lieu]Paris[/Lieu]

[Mission]Sous la responsabilité de la Direction, vos missions consistent à :

  • Fidéliser, développer, gérer un portefeuille de Multirisques Immeubles auprès d’administrateurs de biens/syndics de co-propriété dans le cadre d'une relation globale.
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